L’overdose d’écrans, de réseaux sociaux et d’IA est une formidable nouvelle!


Les géants du web sont en train de créer l’inverse de ce qu’ils souhaitaient produire :

Un retour au réel, aux relations humaines, au tangible et au palpable.

A force de vouloir saturer nos cerveaux par un trop-plein de contenus, de publicités ou encore de vidéos courtes abrutissantes, un ras-le-bol général commence à se dessiner.

L’instructive newsletter TTSO révélait la semaine dernière quelques chiffres qui ont de quoi remonter le moral :

Citant une étude du Financial Times, elle indiquait que « le temps passé sur les réseaux a culminé en 2022 avant d’entamer un déclin régulier, avec une diminution plus marquée chez les jeunes. »

Une autre enquête par Harris Poll montrait aussi « qu’une part importante des 18-27 ans aurait préféré que certaines plateformes n’aient jamais existé. »

Par ailleurs, en mai 2025, au Royaume-Uni, un jeune sur deux dans la classe d’âge 16-21 ans disait préférer grandir dans un monde sans internet. 50% d’entre eux soutenaient même un « couvre-feu digital » après 22 heures.

Tout ceci signifie que nous souhaitons retrouver à nouveau notre libre-arbitre et développer notre esprit critique.

Le même processus pourrait bien advenir avec l’IA générative. A force d’être confronté à la facilité et à l’instantanéité des réponses générées par des machines, l’être humain voudra retrouver ce qui le rend unique, c’est-à-dire sa façon à lui seul de construire un raisonnement. C'est la seule manière pour retrouver de l'estime de soi, ce qu'empêche l'IA.

Et il se rendra compte aussi qu’il nourrira davantage des relations sincères autour de lui parce qu’en produisant par lui-même du contenu, quel qu’il soit, il aura également mieux respecté celui à qui il s’adresse.

Les méga-plateformes et les colosses de l’IA pensaient mettre le monde à leurs pieds.

Ils finissent en réalité par nous lasser.

Ils vont révéler ce qu’il y a au fond de meilleur chez nous : le désir de liens, l’empathie, la sincérité et le développement de notre curiosité.

L’heure des prédateurs numériques n’est peut-être pas venue.

C’est en tout cas ce à quoi je crois, peut-être un peu naïvement je l'admets...

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